|
Je dois vous dire que, depuis
quelques jours, le voyage et la
sortie en région parisienne
faisaient partie de mes
préoccupations. Aujourd'hui, vendredi
9 septembre, je dois partir avec M. et
Mme Gavoille, propriétaires d'un break
1301. Ils habitent le département
voisin qui se trouve sur mon chemin.
Je leur ai donné rendez-vous à
13 heures à la sortie d'Héricourt. La
distance qui me sépare de Poissy,
450 km, ne me permet pas de partir le
samedi matin.
Depuis les pannes occasionnées par
le moteur de ma 1500 (défaut de
graissage dans la rampe des
culbuteurs et ensuite une usure des
guides de tiges de culbuteurs), j'ai
effectué les réparations qu'il fallait et
le moteur tourne comme une horloge.
Je savais qu'en partant, je pouvais
avoir confiance en ma nouvelle
mécanique et que l'auto devrait faire
l'aller et le retour, soit un peu plus de
1000 km sans trop de problèmes, la
culasse ayant été resserrée juste
avant le départ. Vous pourrez
constater que ma 1500 est bien
présente sur les photos ; elle est
rouge et c'est la seule de cette couleur
ce week-end.
Avec M. Gavoille, un agent Simca à la
retraite, un homme de confiance, nous
aurions pu prendre une seule voiture
car nous n'étions que trois personnes
mais, par mesure de sécurité, chacun
prit la sienne. Nous avions prévu de
nous arrêter en chemin et c'est la ville
de Cannes-Écluse qui fut choisie pour
notre étape. Le lendemain, 150 km
nous séparaient de Carrières-sous-Poissy.
Samedi, en arrivant devant l'entrée de
l'usine PSA, la porte qui nous conduit
directement au musée est fermée pour
cause de travaux. Pour aller à la
Caapy, il faut passer par l'intérieur de
l'usine et, de ce fait, nous apercevons
quelques nouveaux modèles C4 pas
encore commercialisés. La visite avait
déjà commencé... mais je n'en dirai
pas plus ou juste une petite
parenthèse : habitant la région de
Sochaux, j'ai déjà vu la nouvelle C4
circuler et je la connaissais avant
vous. Celle vue à Poissy n'est pas la
nouvelle C4 et ne ressemble pas non
plus à la nouvelle DS4, mais cette fois
je n'en dirai pas plus.
La visite du musée aurait dû durer
1 h 30 mais il aura fallu une heure de
plus aux participants pour tout voir.
Pour moi qui suis assez ponctuel, je
n'aime pas trop être en retard mais,
après tout, c'est jour de fête, arrive ce
qui arrivera...
Pour aller à Rambouillet, M. Jolivet
m'avait heureusement préparé un
itinéraire qui nous faisait passer par
des petites routes : un itinéraire
curieux, des voies bucoliques ou
historiques. J'avais donc préparé une
espèce de road-book très simplifié, un
itinéraire pour ne pas se perdre. Avant
de partir, je prévenais tous les
conducteurs que les traversées de
Crespières (village de Georges
Brassens) et de Beynes (village qui
contient la plus grande réserve de gaz
naturel sous terre) allaient être
périlleuses du fait que dans le premier,
le centre-ville est à voie unique avec
un stationnement tantôt d'un côté,
tantôt de l'autre et que la circulation se
fait dans les deux sens ; je répète :
une voie unique, deux sens de
circulation et des chicanes. Pour faire
passer un convoi, s'il y a un peu de
circulation en sens inverse, bonjour
les manœuvres !!! Pour l'autre ville, il y
a un monde fou, des voitures sont
stationnées partout du fait d'un vide-grenier.
Je dois dire que je n'ai pas eu
ces informations à la radio mais,
samedi matin en quittant Cannes-Écluse,
j'ai fait une reconnaissance de
ce parcours afin de m'assurer
qu'aucune route ne soit barrée car je
n'avais fait qu'une reconnaissance et
c'était le 18 avril, de cette année
quand même.
À la sortie du musée, nous avons
rejoint Rambouillet en essayant de
nous suivre. C'était Georges
Caravella, venu en CX, qui fermait la
marche, sa 1301 ayant eu des
problèmes d'étriers avant de partir. Sa
CX est un modèle des années 80, de
couleur gris fer et en parfait état. Des
précisions qui ont leur importance...
pour la suite. Nous sommes passés
aux Mesnuls et nous avons admiré le
château puis nous avons longé les
étangs de Hollande. C'est dans l'un de
ces étangs qu'un ministre a été
retrouvé noyé. (C'était sous « la
royauté » de... vous comprendrez par
la suite).
En arrivant sur la nationale 10, je vois
passer une CX de couleur gris fer,
donc de la même couleur que celle de
notre ami Georges Caravella mais ce
n'est pas lui. Cette CX est conduite
par une dame accompagnée d'un
monsieur, son mari je suppose, un
couple assez âgé. La CX roule à
100 km/h sur cette portion de route
limitée à 110 km/h. Je me suis mis à la
suivre et notre convoi de 1300 - 1500
est donc escorté par deux CX
identiques jusqu'à Rambouillet car
cette CX prend la même sortie que
nous. Que les propriétaires de 1300
me pardonnent car ils ont du appuyer
un peu plus sur le champignon pour
suivre un rythme dont ils n'ont peutêtre
pas l'habitude.
À Rambouillet, j'ai pu avoir
l'autorisation de faire stationner nos
véhicules devant le mur du château et
ce juste à côté de l'entrée principale.
De ce fait, nous avons pu faire de
belles photos.
Dimanche matin, le ciel est couvert et
il pleut. Nous visitons le château de
10 h à 11 h et pendant la visite nous
apercevons des véhicules anciens qui
pénètrent dans la cour arrière du
château pour y stationner.
C'est un club de la région qui est de
passage. Il y a plusieurs Simca : une
8 1200, une Murena, une P 60 Étoile et
une 1301 qui ne fait pas partie de leur
club. C'est un visiteur inattendu, venu
spécialement pour nous et au même
moment : il a suivi les voitures qui le
précédaient, jusque dans la cour du
château. Nous faisons donc sa
connaissance et je pense qu'il sera
des nôtres les années futures. Au cours de
la visite du château de Rambouillet,
visite très intéressante, la guide nous
a appris que le président Valéry
Giscard d'Estaing avait l'intention de
s'installer à Rambouillet pour son
deuxième septennat (s'il avait été
réélu).
Je dois dire un grand merci à
M. Jolivet pour son aide à l'élaboration
de cette sortie. En effet, c'est lui qui a
trouvé l'itinéraire entre Poissy et
Rambouillet. Il avait d'autre part
préparé un petit jeu, un questionnaire
sur les modèles que nous présentons
depuis déjà dix ans. Ce questionnaire
a été oublié sur le siège arrière de ma
voiture et je lui promets que je le
ressortirai l'année prochaine. Que les
futurs participants révisent bien tous
les détails de leur(s) voiture(s) afin
d'apporter les bonnes réponses et de
prouver qu'ils la(les)
connaissent bien. Ce
petit jeu porte aussi bien
sur les connaissances
mécaniques que sur les
finitions...
À l'issue de cette sortie,
tout le monde est bien
rentré chez soi, hormis
M. Karlowski qui allait au
mont Saint-Michel avant
de rentrer en République
Tchèque ; le fait de
m'assurer que tout le
monde est bien rentré
chez soi est une
information à laquelle je
tiens personnellement.
La sortie 1300 - 1500 est
totalement différente
d'une sortie de région où
les participants font un
parcours défini le jour
« J ». Avec moi, la
plupart des participants
font 300 voire 500 km
pour venir sur le lieu de
rassemblement et autant
pour rentrer chez eux. Il
leur arrive de partir le
vendredi pour ne rentrer
que le lundi. C'est pour cela que
chaque participant me renseigne de
son arrivée à son domicile soit le
dimanche soir, soit le lundi.
Texte et photos : Georges Rizzo
|
|